Période Latem

Grâce au chanteur d’opéra , Hendrik Caspeele , Crombé a pu loué une vieille ferme à Latem-Saint-Martin. Le début d’une vie d’artiste avonturieuse. Comme nom d’artiste il a choisi Luc Peter Crombé.

Son arrivée à Latem-Saint-Martin est une histoire particulière. La vieille ferme, on n’y pouvait pas habiter tout de suite. D’abord les pigeons, les poules et l’autre volaille devaient être transportés à une autre cage. Transformer une cage de poulet à une maison . Spontanément une trentaine d’amis ont offert d’aider. Mais vous savez comment ça se passe. Plus on est de fous, plus on rit... et le travail n’a pas été une priorité. Après des mois de plaisir, finalement la maison a été prête. Beaucoup de gens y passaient et bientôt Latem-Saint-Martin a su qu’un nouveau artiste a été arrivé. Miel De Cauter, artiste-peintre et exploiteur du café ‘ De klokkeput’ était d’avis qu’à l’acclimatation de Crombé, une fête devait être organisé. Evidemment le peintre lui-même a été invité. Le jour après la fête a eu lieu chez voisin de Crombé, Joe Van Rossem , artiste peintre. Les invités ont été cherchés avec la charette et apportés sur place. On y mangeait, buvait, musiçait, jouait du théâtre jusqu’au premières heures après minuit. L’Histoire circulait que le lendemain, Joe Van Rossem a visité Crombé à son lit pour informer s’il avait vécu la fête. On pouvait être certain, ce n’était pas un temps de mourir. Van Rossem a toujours été un bon ami de Crombé. Joe avait une collection de quelques centaines d’horloges mais il a osé quand-même de réveiller Crombé en plein nuit pour lui demander l’heure. Les artistes sous lesquels Fons Roggeman, Chris Pots et Joe Van Rossem l’ont accepté facilement mais certains voisins n’ont pas étés tellement heureux. Pendant tous ces évenements, Crombé a été plus ou moins surpris. Surtout parce qu’il a été habitué à une vie à l’écart et de trouver le plaisir en ses oeuvres. Mais ce temps lui faisait plaisir autant plus.

A Latem il avait clairement une approche différente. Ca se traduisait explicitement à sa première période Latem ou le modèle vivant était plus important. Il faisait des peintures totalement différentes. Des mouvements coulants, colorés et de très mûres compositions. En 1969 Luc Crombé a conquit un style totalement nouveau. On peut dire qu’il est evolué rapidement mais comme peintre il était mûr. Il pouvait jouir des années d’expérience artisanale. Il évoluait à un art plus corporel. Quand au passé il a été trop sensible, maintenant il était plus physique et plus tangible. Crombé commençait à peindre et à dessiner quelques nudes et portraits. La première période Latem est dominée par ses dessins. Luc-Peter Crombé reprend le motif ‘femme’ ,toujours à nouveau dans des formes infiniment variées.

En 1970 il s’est marié avec la mère de ses deux enfants. La vieille ferme était échangée pour une nouvelle maison pour sa famille, aussi à Latem-Saint-Martin(Deurle). Il a batti son atelier, nommé ‘le Peterstede’ qui s’est dévelopé à une Académie libre. Luc-Peter Crombé commençait à s’intéresser à la vie du théâtre et aux mouvement de la danse. Dans son art , l’accent a changé aux éléments de mouvements souples qui ont caractérisés sa deuxième période Latem. Le mouvement qu’il retrouvait chez le boxeur, l’athlète, le danseur. La liberté par la maîtrise. Ainsi il a commencé à préférer les danseuses comme modèle. Cet intérêt lui a mis en contact avec le Ballet de Flandre ou il a fait la connaissance de J. Brabants.

Mais peu à peu Crombé commençait à se retirer de la vie luxueuse. Au nom de ses enfants, sa vie de famille est devenu de plus en plus importante. L’histoire n’est pas plus intéressant que celle de beaucoup d’autres construisant une maison et une vie. Mais ce temps-là le début de sa troisième période était fait.

Crombé s’est enfermé de la monde extérieure et refusait chaque engagement social ou politique. Il s’est enfoncé dans des sujets plus intellectuels et il aspirait à la perfection dans son art. Pendant des années, une santé faible mine ses possibilités. Quand-même il était toujours entre ses tableaux, ses dessins, ses ébauches et ses études dans son atelier. Il y était pregné. Il apprenait d’autres techniques. Ainsi sa troisième période est née., ‘ses suites’ dont il travaillait jour et nuit comme un possédé. Il voyait l’existence humaine comme spectateur mais il restait conscient qu’il y faisait partie . Ce qu’il peindrait était aussi bien le résultat d’une observation objective comme un engagement subjectif. Il s’est moqué, il était ironique, tendre, impressioné des choses formidables, relativait le pouvoir des détendeurs du pouvoir . Parfois il était sarcastique jusqu’en bordure de la pornographie. Dans sa suite Lutandie il a accentué l’émancipation de la femme. Dans ses suites suivantes, il retourne aux thèmes religieux et c’est pour cette raison qu’il les a nommées ‘Suite de la Bible’, ‘ Suite Thora’, Suite ‘Job’, ... ce sont des interprétations personelles qui ne sont pas toujours accessibles pour un profane.

Pendant les années ’90, Luc Peter Crombé est affectué par le cancer...Ca devient un calvaire qu’il a surmonté. Cet artiste possédé d’antan devient cet homme plus tranquille. Il jouit des choses simples et belles de la vie. Il écrit avec une fleur, une feuille, une forêt et a arrosé tout d’une griserie de la vie avec la couleur et le chant, le rythme de l’univers. A son dernier période de nouveau il peint la femme, la danse et les mouvements. Il a employé le figuratif pour casser les éléments abstractes. Mais en même temps il a employé l’abstracte pour casser le figuratif.

A l’arrière saison de 2004, le cancer semble de récidiver. Dans son dernier Peterstede Koerier ( hiver – 2004) il écrit son adieu :

« ... Après avoir construit un atelier renommé et des amitiés agréables, nous approchons l’année 2005. Des amis sont venus et sont allés, parfois trop tôt mais nous vous restons tous reconnaissant pour le lien que vous avez creé autour de Peterstede. Maintenant quand lentement mes forces me quittent, nous serons obligés de vivre nos liens d’amitié d’une autre façon, nous avons décidé d’arrêter les activités de Peterstede et que nourir le souvenir.

A son propre Peterstede, il est resté artiste jusqu’ à son dernier jour, le 17 mai 2005.

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